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Risque aggravé

Résilié, malussé, permis suspendu :
des solutions existent

Être résilié n'est pas une condamnation à ne plus conduire : c'est une situation encadrée par le code des assurances, qui a une durée, des règles et des recours précis. Voici ce que votre futur assureur voit de votre dossier, et ce que vous pouvez exiger quand tout le monde vous refuse.

Un refus n’est pas la fin
le BCT peut imposer un assureur
Le fichage a une durée
2 ans, parfois 5, parfois zéro
Le malus redescend
retour à 1 après 2 ans
Devis gratuit
et sans engagement
Assurance auto pour conducteur résilié et risque aggravé

Combien de temps êtes-vous fiché ?

On lit partout « cinq ans ». C’est faux dans la majorité des cas. Voici les durées réelles de conservation au fichier des résiliations automobiles.

2 ans
en principe

Durée de conservation ordinaire d’une résiliation au fichier des résiliations automobiles.

5 ans
après un sinistre

Seules les résiliations qui font suite à un sinistre sont conservées cinq ans.

0
impayé régularisé

En cas de résiliation pour non-paiement, l’inscription est effacée dès que les sommes dues sont réglées.

Ne dissimulez jamais une résiliation. Une omission constitue une fausse déclaration, qui peut entraîner la nullité du contrat : les cotisations versées restent acquises à l’assureur et vous répondez personnellement des dommages causés. Un dossier déclaré reste assurable ; un dossier dissimulé cesse de l’être au moment du sinistre.

Le calendrier du non-paiement

L’article L113-3 du code des assurances fixe chaque étape. Chacune laisse une occasion d’éviter la suivante — encore faut-il savoir où l’on en est.

1
10 jours
Après l’échéance

Vous disposez de dix jours pour régler votre cotisation.

2
Mise en demeure
Lettre recommandée

L’assureur vous met en demeure. Le délai court dès le lendemain de l’envoi, pas de la réception.

3
30 jours
Puis suspension

Sans paiement, les garanties sont suspendues. Le contrat existe encore, mais il ne vous couvre plus.

4
10 jours
Dernière fenêtre

Un règlement dans ce délai remet les garanties en vigueur le lendemain à midi.

5
Résiliation
Et la dette reste due

Au-delà, l’assureur peut résilier. Les cotisations échues restent exigibles.

Le malus monte vite, et redescend plus vite qu’on ne le croit

Le coefficient de réduction-majoration part de 1 à la souscription du premier contrat. Deux règles jouent en votre faveur et sont systématiquement ignorées : le retour automatique à 1 après deux années sans sinistre responsable, et l’absence de majoration au premier sinistre lorsque vous détenez un coefficient de 0,50 depuis au moins trois ans.

Conséquence pratique : ne considérez jamais votre situation comme figée, et faites réétudier votre contrat chaque année. L’amélioration ne vous sera pas proposée spontanément.

Voir la fiche conducteur malussé
× 1,25
par sinistre responsable

La majoration s’applique au coefficient précédent.

× 0,95
par année sans sinistre

La réduction s’arrête à 0,50, soit la moitié de la cotisation de référence.

3,50
plafond légal

Le coefficient ne peut pas dépasser cette valeur, quel que soit le nombre de sinistres.

Retour à 1
après 2 ans sans sinistre

Le coefficient revient automatiquement à son niveau initial, quel que soit le malus accumulé.

Votre recours

Si tous les assureurs vous refusent

L’assurance de responsabilité civile est obligatoire, mais aucun assureur n’est tenu de vous accepter. Le Bureau Central de Tarification ne vous cherche pas un contrat : il impose à un assureur de vous couvrir, au tarif qu’il fixe.

1

Choisir l’assureur

Retenez celui dont le tarif vous est le plus favorable : c’est sur ce tarif que le BCT se fondera.

2

Demander la proposition

Réclamez le formulaire de proposition d’assurance en deux exemplaires, et conservez-en un.

3

Envoyer en recommandé

Au siège social ou à la délégation régionale, jamais à une agence ni à un courtier. Demandez aussi un devis de responsabilité civile hors taxes.

4

Attendre quinze jours

Un refus, ou l’absence de réponse dans ce délai, ouvre le recours. Un seul refus suffit.

5

Saisir le BCT

Par lettre recommandée avec accusé de réception, en joignant les pièces listées ci-dessous.

Les pièces à joindre

  • L’exemplaire de la proposition que vous avez conservé
  • L’avis postal de réception signé par l’assureur
  • Le devis de l’assureur, et sa lettre de refus s’il en a envoyé une
  • La copie de la carte grise
  • La décision judiciaire en cas d’alcoolémie, de stupéfiants ou d’annulation
  • Le dernier avis d’échéance de votre contrat
  • Un relevé d’information de vos anciens assureurs

Ce qu’il obtient, et ce qu’il n’obtient pas

Le BCT fixe la cotisation que l’assureur désigné doit accepter, pour une durée d’un an. Mais il ne couvre que la responsabilité civile obligatoire : l’incendie, le vol, les dommages au véhicule et la garantie du conducteur restent exclus. L’instruction dure un à deux mois, et la décision est notifiée dans les dix jours.

C’est un filet de sécurité, pas une solution confortable. Un dossier bien présenté auprès de compagnies qui travaillent le risque aggravé aboutit presque toujours à une meilleure couverture, pour un coût comparable.

Être « résilié » n’est pas une condamnation à ne plus conduire. C’est une situation administrative, encadrée par le code des assurances, qui a une durée, des règles et des recours précis. Cette page explique ce que votre futur assureur voit de votre dossier, combien de temps il le voit, et ce que vous pouvez exiger lorsque tout le monde vous refuse. Chaque situation particulière renvoie vers la fiche qui la traite en détail.

Risque aggravé : de quoi parle-t-on exactement

En assurance automobile, un « risque aggravé » désigne un conducteur dont l’assureur estime la probabilité de sinistre supérieure à la moyenne. Ce n’est pas un jugement moral, c’est un classement statistique, et il recouvre des situations très différentes : une résiliation après plusieurs sinistres, un impayé de cotisation, un malus élevé, une suspension ou une annulation de permis, une condamnation pour alcoolémie ou stupéfiants, ou encore une fausse déclaration découverte en cours de contrat.

Cette page complète l’assurance auto : elle en est le volet consacré aux dossiers que les assureurs classent à part. Si votre situation est déjà identifiée, la fiche assurance auto pour conducteur résilié entre directement dans le détail des garanties et des démarches.

Ces situations n’ont ni le même poids ni la même durée. Un impayé régularisé s’efface. Une résiliation après sinistres pèse plusieurs années. Les confondre conduit à deux erreurs symétriques : se croire définitivement exclu alors qu’on ne l’est pas, ou minimiser un dossier qui demande vraiment d’être préparé. Le reste de cette page sert à faire cette distinction.

Les motifs de résiliation, et la page qui traite le vôtre

Chaque motif obéit à sa propre logique. Voici les situations les plus fréquentes et où en lire le détail :

  • Résiliation pour non-paiement — la plus courante, et la plus facile à effacer : la régularisation de la dette fait disparaître l’inscription.
  • Résiliation après sinistres — plusieurs sinistres responsables rapprochés ; c’est le motif qui pèse le plus longtemps.
  • Conducteur malussé — un coefficient supérieur à 1 n’est pas une résiliation, mais il renchérit la prime et peut mener à un refus.
  • Alcoolémie au volant — résiliation presque systématique, avec une majoration encadrée et des garanties restreintes la première année.
  • Conduite sous stupéfiants — même logique que l’alcoolémie, avec un dossier judiciaire souvent demandé.
  • Suspension de permis — mesure temporaire, administrative ou judiciaire, qui n’empêche pas d’assurer le véhicule.
  • Annulation de permis — il faut repasser l’examen ; la situation se traite différemment d’une suspension.
  • Fausse déclaration — le motif le plus lourd, parce qu’il met en cause la confiance et peut entraîner la nullité du contrat.
  • Jeune conducteur — un permis récent n’est pas un risque aggravé au sens strict, mais la surprime obéit aux mêmes mécanismes de négociation.

Les motards et les chauffeurs VTC retrouvent les mêmes situations sur l’assurance moto et l’assurance VTC, qui disposent de leurs propres fiches par motif.

Ce que votre futur assureur voit réellement de vous

Le fichier AGIRA, et sa durée réelle

Le fichier des résiliations automobiles, géré par l’AGIRA, est consulté par les assureurs membres au moment d’une souscription. Il contient votre identité, les informations du contrat résilié, le véhicule, la date et le motif de la résiliation, ainsi que les sinistres des cinq années qui l’ont précédée.

Sa durée de conservation est la première chose que l’on vous présente de travers. On lit partout « vous êtes fiché cinq ans ». C’est faux dans la majorité des cas. En principe, l’inscription reste accessible deux ans. Elle n’est portée à cinq ans que lorsque la résiliation fait suite à un sinistre. Et en cas de résiliation pour non-paiement, l’information est effacée dès que les sommes dues sont réglées. Autrement dit, un conducteur résilié pour un impayé qu’il a régularisé n’est plus fiché du tout — ce qui change entièrement la façon de présenter son dossier.

Le relevé d’information

C’est le document qui résume votre historique : dates de contrat, coefficient de réduction-majoration, sinistres et leur part de responsabilité. Votre assureur, même celui qui vient de vous résilier, doit vous le remettre. Demandez-le immédiatement, par écrit : aucun dossier de risque aggravé ne s’étudie sans lui, et son absence rallonge les délais bien plus que son contenu ne les aggrave.

Ne dissimulez jamais une résiliation

C’est le conseil le plus important de cette page. Taire une résiliation ou un sinistre constitue une fausse déclaration. Si elle est intentionnelle, elle entraîne la nullité du contrat : les garanties n’ont jamais existé, les cotisations versées restent acquises à l’assureur, et vous répondez personnellement des dommages causés. Un dossier difficile déclaré reste assurable. Un dossier dissimulé ne l’est plus le jour où il se découvre, c’est-à-dire au moment du sinistre.

Le calendrier du non-paiement, étape par étape

Beaucoup de résiliés découvrent la procédure après coup. L’article L113-3 du code des assurances la fixe pourtant avec précision, et chaque étape laisse une occasion d’éviter la suivante :

  1. À l’échéance, vous disposez d’un délai de dix jours pour régler votre cotisation.
  2. Passé ce délai, l’assureur peut vous adresser une mise en demeure par lettre recommandée. Un délai de trente jours court à compter du lendemain de l’envoi — de l’envoi, pas de la réception.
  3. Sans paiement au terme de ces trente jours, les garanties sont suspendues. Le contrat existe toujours, mais il ne vous couvre plus. Rouler pendant cette période revient à rouler sans assurance.
  4. Vous disposez encore de dix jours pour payer. Un règlement intervenu dans ce délai remet les garanties en vigueur le lendemain à midi.
  5. Au-delà, l’assureur peut résilier le contrat. La dette, elle, reste due : la résiliation n’efface pas les cotisations échues.

Retenez les deux fenêtres : trente jours, puis dix. Un conducteur qui comprend qu’il est à l’étape 3 et non à l’étape 5 peut encore éviter la résiliation, et donc l’inscription au fichier.

Le malus : comment il monte, comment il redescend

Le coefficient de réduction-majoration part de 1 à la souscription du premier contrat. Chaque année sans sinistre responsable le multiplie par 0,95, sans pouvoir descendre sous 0,50. Chaque sinistre entièrement responsable le multiplie par 1,25, un sinistre partiellement responsable par 1,125, et le coefficient ne peut pas dépasser 3,50.

Deux règles sont systématiquement ignorées, et elles jouent en votre faveur. La première : après deux années consécutives sans sinistre responsable, le coefficient revient automatiquement à 1, quel que soit le malus accumulé auparavant. Un conducteur à 2,50 qui passe deux ans sans sinistre responsable repart donc de 1, et non d’une lente décrue. La seconde : si vous détenez un coefficient de 0,50 depuis au moins trois ans, votre premier sinistre responsable n’entraîne pas de majoration.

Conséquence pratique : ne considérez jamais votre situation comme figée. Faites réétudier votre contrat chaque année. L’amélioration ne vous sera pas proposée spontanément.

Si tous les assureurs vous refusent : le Bureau Central de Tarification

L’assurance de responsabilité civile automobile est obligatoire, mais aucun assureur n’est tenu de vous accepter. Le législateur a donc prévu un recours que peu de conducteurs connaissent et que beaucoup de sites décrivent mal : le Bureau Central de Tarification. Il ne vous trouve pas un contrat ; il impose à un assureur de vous couvrir, au tarif qu’il fixe.

Un seul refus suffit

Contrairement à ce qu’on lit souvent, il n’est pas nécessaire d’accumuler deux refus. Un refus d’une entreprise d’assurance — ou l’absence de réponse dans les quinze jours suivant la réception de votre proposition — ouvre le recours.

La marche à suivre

  1. Choisissez l’assureur dont le tarif vous est le plus favorable : c’est sur ce tarif que le BCT se fondera.
  2. Demandez-lui le formulaire de proposition d’assurance en deux exemplaires, et conservez-en un.
  3. Envoyez l’autre par lettre recommandée avec accusé de réception, au siège social ou à la délégation régionale — jamais à une agence ni à un courtier.
  4. Demandez également un devis de responsabilité civile hors taxes : l’assureur doit vous le fournir.
  5. En cas de refus, ou sans réponse sous quinze jours, saisissez le BCT par lettre recommandée avec accusé de réception.

Les pièces à joindre

  • L’exemplaire de la proposition que vous avez conservé
  • L’avis postal de réception signé par l’assureur
  • Le devis de l’assureur, et sa lettre de refus s’il en a envoyé une
  • La copie de la carte grise
  • La copie de la décision judiciaire si la suspension ou l’annulation du permis fait suite à une alcoolémie, un usage de stupéfiants ou un autre événement
  • Le dernier avis d’échéance de votre contrat
  • Un relevé d’information de votre ou vos anciens assureurs

Ce que le BCT obtient, et ce qu’il n’obtient pas

Le BCT fixe le montant de la cotisation que l’assureur désigné doit accepter, pour une durée d’un an. Mais il ne couvre que la responsabilité civile obligatoire : l’incendie, le vol, les dommages au véhicule et la garantie du conducteur restent exclus. L’instruction dure un à deux mois, et la décision est notifiée au conducteur comme à l’assureur dans les dix jours.

Le BCT est donc un filet de sécurité, pas une solution confortable. Dans la pratique, un dossier bien présenté auprès de compagnies qui travaillent le risque aggravé aboutit presque toujours à une meilleure couverture, pour un coût comparable. Le recours au BCT se garde pour le cas où cette voie a réellement échoué.

Monter un dossier qui passe

À situation égale, deux dossiers n’obtiennent pas la même réponse. Ce qui fait la différence tient à peu de choses :

  • Le relevé d’information, obtenu avant de commencer. Il évite les allers-retours et prouve votre bonne foi.
  • Le motif exact de la résiliation, avec sa date. « J’ai été résilié » ne veut rien dire pour un assureur ; « résilié le 12 mars pour non-paiement, régularisé le 20 » est un dossier traitable.
  • Les pièces judiciaires lorsque le motif est une alcoolémie, des stupéfiants ou une annulation. Les cacher ne les fait pas disparaître, et les fournir spontanément accélère l’étude.
  • Le temps écoulé. Chaque mois sans nouveau sinistre améliore le dossier. Si votre situation est très récente, une couverture au tiers aujourd’hui, renégociée dans douze mois, coûte moins cher qu’un refus répété.
  • L’usage réel du véhicule. Kilométrage, stationnement, conducteurs habituels : ces éléments pèsent et se déclarent exactement.

Quelles garanties espérer, et quand

La responsabilité civile est toujours accessible : c’est la garantie obligatoire, et le BCT existe précisément pour la garantir. Au-delà, l’étendue dépend du motif et de l’ancienneté. La défense pénale et le recours suivent presque toujours. Le bris de glace est fréquemment accordé, même sur un dossier difficile. Le vol et l’incendie dépendent du motif. La garantie du conducteur est souvent limitée la première année. Les dommages tous accidents reviennent en général après douze mois sans nouveau sinistre.

Aucun tarif n’est affiché sur cette page, et ce n’est pas un oubli. Sur un dossier de risque aggravé, le prix dépend du motif, de sa date, du coefficient, du véhicule, du kilométrage et de la zone de circulation. Un montant affiché serait faux pour la quasi-totalité des lecteurs — et la plupart des sites qui en affichent un le savent.

Questions fréquentes

Combien de temps reste-t-on fiché après une résiliation ?

Deux ans en principe. Cinq ans seulement lorsque la résiliation fait suite à un sinistre. Et en cas de non-paiement, l’inscription disparaît dès que vous avez réglé les sommes dues. L’idée qu’on serait fiché cinq ans dans tous les cas est fausse.

Un assureur peut-il refuser de m’assurer ?

Oui. L’assurance de responsabilité civile est obligatoire pour vous, mais aucun assureur n’est obligé de vous accepter. C’est précisément pour cela que le Bureau Central de Tarification existe : il peut imposer à un assureur de vous couvrir, au tarif qu’il fixe.

Faut-il deux refus pour saisir le BCT ?

Non. Un seul refus suffit, et l’absence de réponse dans les quinze jours suivant la réception de votre proposition vaut également refus. L’exigence de deux refus, que l’on lit souvent, n’existe pas.

Mon malus disparaît-il un jour ?

Oui, et plus vite qu’on ne le croit : après deux années consécutives sans sinistre responsable, le coefficient revient automatiquement à 1, quel que soit le malus accumulé auparavant.

Dois-je déclarer une résiliation que l’assureur ne verrait pas ?

Oui, toujours. Une omission constitue une fausse déclaration, qui peut entraîner la nullité du contrat : les cotisations restent acquises à l’assureur et vous répondez personnellement des dommages. Un dossier déclaré reste assurable ; un dossier dissimulé cesse de l’être au moment du sinistre.

Puis-je être assuré pendant une suspension de permis ?

Oui. Le véhicule doit rester assuré même si vous ne pouvez pas le conduire, et l’assureur doit être informé de la suspension. Le détail figure sur la fiche suspension de permis.

Faire étudier votre dossier

Transmettez votre relevé d’information, la lettre de résiliation si vous l’avez, votre carte grise et, le cas échéant, la décision de justice. Nous comparons les solutions de compagnies qui travaillent réellement le risque aggravé, et nous vous disons franchement ce qui est accessible aujourd’hui et ce qui le deviendra dans douze mois. L’étude est gratuite et sans engagement. Si votre situation relève d’abord d’un recours plutôt que d’un contrat, nous vous le dirons aussi.

Questions fréquentes

Combien de temps reste-t-on fiché après une résiliation ?

Deux ans en principe. Cinq ans seulement lorsque la résiliation fait suite à un sinistre. Et en cas de non-paiement, l'inscription disparaît dès que vous avez réglé les sommes dues. L'idée qu'on serait fiché cinq ans dans tous les cas est fausse.

Un assureur peut-il refuser de m'assurer ?

Oui. L'assurance de responsabilité civile est obligatoire pour vous, mais aucun assureur n'est obligé de vous accepter. C'est précisément pour cela que le Bureau Central de Tarification existe : il peut imposer à un assureur de vous couvrir, au tarif qu'il fixe.

Faut-il deux refus pour saisir le BCT ?

Non. Un seul refus suffit, et l'absence de réponse dans les quinze jours suivant la réception de votre proposition vaut également refus. L'exigence de deux refus, que l'on lit souvent, n'existe pas.

Mon malus disparaît-il un jour ?

Oui, et plus vite qu'on ne le croit : après deux années consécutives sans sinistre responsable, le coefficient revient automatiquement à 1, quel que soit le malus accumulé auparavant.

Dois-je déclarer une résiliation que l'assureur ne verrait pas ?

Oui, toujours. Une omission constitue une fausse déclaration, qui peut entraîner la nullité du contrat : les cotisations restent acquises à l'assureur et vous répondez personnellement des dommages. Un dossier déclaré reste assurable ; un dossier dissimulé cesse de l'être au moment du sinistre.

Puis-je être assuré pendant une suspension de permis ?

Oui. Le véhicule doit rester assuré même si vous ne pouvez pas le conduire, et l'assureur doit être informé de la suspension. Le détail figure sur la fiche suspension de permis.

Faites étudier votre dossier

Transmettez votre relevé d’information, votre lettre de résiliation si vous l’avez, votre carte grise et, le cas échéant, la décision de justice. Nous vous dirons franchement ce qui est accessible aujourd’hui et ce qui le deviendra dans douze mois. L’étude est gratuite et sans engagement.

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