Assurance propriétaire non occupant,
votre bien loué protégé
Le contrat PNO couvre votre logement loué ou vacant contre les risques que l’assurance de votre locataire ne prend pas en charge.
Ce que couvre votre contrat
Les garanties incluses et les options à envisager selon votre situation.
Responsabilité de propriétaire
Dommages causés par le bâtiment aux tiers.
Bâti et parties privatives
Structure du logement, même loué.
Vacance locative
Le logement reste couvert entre deux locataires.
Défaut d’assurance du locataire
Vous protège si votre locataire n’est pas assuré.
Recours des locataires
Réclamations de votre locataire à votre encontre.
Perte de loyers
Loyers non perçus après un sinistre garanti.
Protection juridique bailleur
Impayés, dégradations, procédure d’expulsion.
Dommages aux embellissements
Peintures, revêtements et équipements fournis.
Les points à ne pas négliger
Trois éléments qui font la différence au moment du sinistre.
Obligatoire en copropriété
Depuis la loi Alur, tout copropriétaire non occupant doit souscrire au minimum une garantie de responsabilité civile. Cette obligation s’applique que le logement soit loué ou vacant.
L’assurance du locataire ne vous protège pas
Elle couvre sa responsabilité à lui, pas la vôtre. Si un sinistre trouve son origine dans le bâtiment lui-même, une canalisation encastrée ou un défaut de toiture, c’est votre responsabilité qui est engagée, pas la sienne.
La vacance est une période à risque
Entre deux locataires, le logement est inoccupé et non surveillé. Beaucoup de contrats classiques limitent ou excluent la garantie au-delà d’une durée d’inoccupation. Le contrat PNO traite spécifiquement cette situation.
Assurance PNO : ce qu'il faut savoir
Le contrat PNO, pour propriétaire non occupant, couvre un logement que vous possédez sans l'habiter, qu'il soit loué ou vacant. Il répond à une réalité juridique simple : l'assurance de votre locataire ne protège que lui, jamais vous.
Pourquoi le PNO est indispensable
L'obligation en copropriété
La loi Alur de 2014 impose à tout copropriétaire non occupant une garantie de responsabilité civile minimale. Cette obligation existe que le bien soit loué, vacant ou en travaux, et le syndic peut en demander la justification.
Le vide laissé par le contrat du locataire
Votre locataire assure sa responsabilité et ses biens. Si une canalisation encastrée cède, si la toiture fuit, si un défaut du bâtiment cause un dommage, c'est votre responsabilité de propriétaire qui est engagée. Son contrat n'intervient pas.
Le locataire non assuré
Malgré l'obligation, une part non négligeable de locataires laisse leur contrat se résilier en cours de bail. Le PNO comporte une garantie défaut d'assurance du locataire qui prend le relais, dans les limites prévues.
Les garanties spécifiques au bailleur
La vacance locative
Entre deux locataires, le logement est inoccupé. Les contrats classiques limitent souvent leurs garanties au-delà d'une durée d'inoccupation, généralement quatre-vingt-dix jours. Le PNO traite cette situation comme normale et non comme une exception.
La perte de loyers
Si un sinistre garanti rend le logement inhabitable, vos loyers cessent alors que vos charges et votre emprunt continuent. Cette garantie, souvent optionnelle, compense la perte pendant la durée des travaux.
La protection juridique bailleur
Loyers impayés, dégradations constatées à la sortie, refus de quitter les lieux : ces situations mobilisent des procédures longues et coûteuses. Une protection juridique dédiée aux bailleurs prend en charge les frais et l'accompagnement.
Combien coûte une pno ?
Le budget démarre autour de 6 €/mois et varie selon la surface, la localisation, la valeur de vos biens et les garanties retenues. Voici les fourchettes observées sur le marché.
| Niveau de garanties | Budget mensuel | Ce qui est couvert |
|---|---|---|
| Responsabilité seule | 6 à 10 € | Le minimum exigé en copropriété. |
| Formule bailleur | 10 à 20 € | Bâti, vacance et recours des locataires. |
| Formule étendue | 20 à 40 € | Perte de loyers et protection juridique. |
Ce qui fait varier votre prime
La localisation. C'est le premier critère. Les zones à forte sinistralité, qu'il s'agisse de cambriolages ou d'événements climatiques, supportent des primes sensiblement supérieures. L'écart entre deux départements peut atteindre 40% à caractéristiques identiques.
La surface et le nombre de pièces. Ils déterminent le capital mobilier présumé et le coût de remise en état. Déclarez la surface habitable réelle, une sous-déclaration se paye au moment du sinistre.
La valeur de vos biens. C'est le montant que vous déclarez pour votre mobilier. La plupart des foyers le sous-estiment de 30 à 50%, ce qui déclenche une réduction proportionnelle de l'indemnité.
Les moyens de protection. Porte blindée, alarme, télésurveillance ou gardien réduisent la prime et conditionnent parfois la garantie vol.
Votre historique. Le relevé d'information de votre assureur précédent retrace vos sinistres. Un historique chargé dégrade les conditions, parfois jusqu'au refus.
Gérer un bien loué
Le choix du locataire
Un dossier solide réduit le risque d'impayés et de dégradations. Vérifiez les justificatifs de revenus et de situation professionnelle. La garantie loyers impayés, distincte du PNO, complète utilement ce filtrage.
L'état des lieux d'entrée
Réalisé avec précision et photographies, il constitue votre preuve en cas de dégradations constatées à la sortie. Sans état des lieux d'entrée, la loi présume que le logement a été remis en bon état, ce qui vous prive de tout recours.
Le suivi du bien
Une visite annuelle, autorisée par la loi sous conditions, permet de détecter un problème d'entretien avant qu'il ne devienne un sinistre. Un dégât des eaux non signalé par un locataire peu attentif prend des proportions importantes.
Les situations particulières
La location meublée
Le mobilier que vous fournissez vous appartient et doit être assuré par vous. Cette particularité augmente le capital à garantir par rapport à une location vide, et l'inventaire d'entrée devient un document déterminant.
La location saisonnière
La rotation rapide des occupants et l'absence de bail classique modifient le risque. Cette activité relève d'un régime particulier et doit être déclarée, faute de quoi les sinistres survenus pendant une location peuvent être écartés.
Le logement vacant
Un bien inoccupé entre deux locations reste exposé au vol, au dégât des eaux et au squat. Le PNO couvre cette période, contrairement à un contrat classique qui limite souvent la garantie au-delà de quelques semaines d'inoccupation.
Bien choisir son contrat
Comparer à garanties équivalentes
Deux devis affichant des primes très différentes ne couvrent presque jamais la même chose. Avant de comparer les prix, alignez les plafonds de contenu, les franchises et la liste des garanties incluses. Un contrat moins cher qui exclut le vol ou plafonne le mobilier à un montant symbolique n'est pas une bonne affaire.
Lire les exclusions
C'est la partie du contrat que personne ne lit et qui décide de tout au moment du sinistre. Portez attention aux exclusions liées au défaut d'entretien, à l'inoccupation prolongée, aux dispositifs de protection non enclenchés et aux biens non déclarés.
Vérifier les franchises
Elles varient fortement d'un contrat à l'autre et s'appliquent parfois par garantie. Une franchise élevée sur le dégât des eaux vide la garantie de son intérêt dans un logement ancien, où ce sinistre est le plus fréquent.
Ajuster dans le temps
Un achat important, des travaux, l'arrivée d'un enfant ou un déménagement modifient vos besoins. Un contrat souscrit trois ans plus tôt sur des bases dépassées produit mécaniquement une sous-assurance. Un point annuel suffit.
Les erreurs qui coûtent cher
Sous-évaluer son mobilier
C'est de loin l'erreur la plus répandue. La règle proportionnelle réduit l'indemnité dans le rapport entre la valeur déclarée et la valeur réelle. Sur un sinistre total, l'écart se chiffre rapidement en milliers d'euros. Faites le tour de votre logement pièce par pièce, le résultat surprend généralement.
Oublier de déclarer un changement
Déménagement, travaux d'agrandissement, installation d'une piscine ou de panneaux solaires, changement d'occupation : chacun modifie le risque et doit être signalé. Un sinistre survenu dans des conditions différentes de celles déclarées peut ne pas être couvert.
Négliger la responsabilité civile
Beaucoup se concentrent sur la protection de leurs biens et sous-dimensionnent leur responsabilité. Or un dommage causé à un tiers n'a pas de limite naturelle, contrairement à la valeur de vos propres biens.
Attendre pour déclarer un sinistre
Le délai est de cinq jours ouvrés, réduit à deux jours en cas de vol et porté à dix jours après un arrêté de catastrophe naturelle. Ces délais sont impératifs et leur dépassement peut justifier une réduction d'indemnité.
En cas de sinistre
Les premiers réflexes
Sécurisez les lieux et limitez l'aggravation : coupez l'eau ou l'électricité, bâchez, évacuez ce qui peut l'être. Cette obligation de sauvetage figure dans tous les contrats et les frais engagés à ce titre sont pris en charge.
Documentez immédiatement : photographies larges puis détaillées, inventaire de ce qui est endommagé, conservation des objets détruits jusqu'au passage de l'expert. Ne jetez rien et n'entamez aucune réparation définitive avant son accord.
La déclaration
Déclarez par écrit en décrivant les circonstances de façon factuelle, sans qualifier juridiquement les faits ni reconnaître de responsabilité. Cette appréciation revient à l'expert et à l'assureur. Joignez les justificatifs dont vous disposez : factures, photographies, constat amiable en cas de dégât des eaux avec un voisin.
L'expertise
Pour tout sinistre significatif, un expert est mandaté. Il constate les dommages, détermine la cause et chiffre le préjudice. Préparez vos justificatifs d'achat : sans facture, l'évaluation se fait à dire d'expert, généralement à votre désavantage. Les photographies antérieures au sinistre sont précieuses.
Le règlement
L'indemnité dépend des capitaux déclarés, de la franchise et du mode d'indemnisation retenu, valeur à neuf ou valeur d'usage. La valeur d'usage applique une vétusté qui peut réduire fortement le montant sur des biens anciens. Une provision peut être versée rapidement avant le règlement définitif.
Souscrire son pno
Les informations à préparer
Adresse exacte et code postal, type de bien, surface habitable, nombre de pièces principales, année de construction, statut d'occupation et usage du logement. Ajoutez une estimation de la valeur de votre mobilier et la liste de vos moyens de protection.
Si vous êtes déjà assuré, munissez-vous de votre contrat en cours et de votre relevé d'information. Ce dernier retrace vos sinistres des dernières années et sera demandé par tout nouvel assureur.
La déclaration du risque
Le questionnaire de souscription engage votre responsabilité. Une réponse inexacte, même de bonne foi, peut entraîner une réduction proportionnelle de l'indemnité. Une fausse déclaration intentionnelle entraîne la nullité du contrat, sans remboursement des primes versées.
En cas de doute sur une question, répondez et précisez par écrit. Un assureur informé qui accepte le risque ne pourra pas vous l'opposer ensuite. Un assureur mal informé le fera systématiquement.
La prise d'effet
La garantie démarre à la date convenue au contrat, généralement dès le paiement de la première échéance. L'attestation est délivrée dans la foulée, le plus souvent par email dans les minutes qui suivent. Faites coïncider cette date avec votre entrée dans les lieux.
Le délai de rétractation
Pour une souscription à distance, vous disposez de quatorze jours pour renoncer sans motif ni pénalité. Ce délai court à compter de la conclusion du contrat, et les primes éventuellement versées vous sont remboursées.
Changer d'assurance habitation
La loi Hamon
Après douze mois de contrat, vous pouvez résilier à tout moment et sans motif. Le nouvel assureur se charge des formalités auprès de l'ancien, ce qui garantit la continuité de couverture. C'est le mécanisme le plus simple et le plus sûr pour changer.
La résiliation à l'échéance
Elle suppose un préavis de deux mois avant la date anniversaire. La loi Chatel oblige votre assureur à vous rappeler cette échéance : s'il ne le fait pas dans les délais, vous pouvez résilier à tout moment après la date d'échéance.
Les autres motifs
Déménagement, changement de situation matrimoniale ou professionnelle, vente du bien, ou augmentation tarifaire non prévue au contrat ouvrent un droit à résiliation, généralement dans les trois mois suivant l'événement et sur justificatif.
Ne jamais rester découvert
Ne résiliez jamais avant d'avoir reçu l'attestation de votre nouveau contrat. Un seul jour sans assurance suffit à créer une exposition totale, et un sinistre survenu pendant cette période reste définitivement à votre charge, y compris les dommages causés à des tiers.
Questions fréquentes
Que couvre exactement la responsabilité civile ?
Elle indemnise les dommages corporels et matériels que vous causez à autrui : un dégât des eaux qui affecte le voisin du dessous, un incendie qui se propage, un objet qui tombe de votre balcon. Son plafond est généralement élevé car les montants en jeu peuvent être considérables.
Comment fonctionne la vétusté ?
En valeur d'usage, l'assureur applique une décote liée à l'âge du bien : un téléviseur de six ans n'est pas indemnisé à son prix d'achat. La clause valeur à neuf supprime cette décote, généralement pour les biens de moins de cinq ans, et représente l'option la plus rentable sur un mobilier récent.
Puis-je assurer un logement en travaux ?
Oui, mais les travaux doivent être déclarés car ils modifient le risque. Un chantier ouvert augmente l'exposition au vol et aux dommages. Selon leur ampleur, une assurance dommages-ouvrage peut également s'imposer, notamment pour des travaux touchant à la structure.
Que se passe-t-il si je déménage ?
Vous devez informer votre assureur, qui adapte le contrat au nouveau logement. Si les caractéristiques diffèrent sensiblement, la prime évolue. Vous pouvez aussi profiter de ce changement pour remettre le contrat en concurrence, le déménagement constituant un motif de résiliation.
Le PNO couvre-t-il les loyers impayés ?
Non, ce sont deux produits distincts. Le PNO couvre les dommages au bien et votre responsabilité de propriétaire. La garantie loyers impayés, souscrite séparément, prend en charge les échéances non réglées et les frais de procédure. Les deux se complètent mais ne se remplacent pas.
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Combien ça coûte ?
Fourchettes indicatives, hors options et selon votre situation.
Le minimum exigé en copropriété.
Bâti, vacance et recours des locataires.
Perte de loyers et protection juridique.
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Questions fréquentes
Le contrat PNO est-il obligatoire ?
En copropriété, oui : la loi Alur impose une garantie de responsabilité civile minimale. Pour une maison individuelle louée, il est fortement recommandé sans être obligatoire.
L’assurance de mon locataire ne suffit-elle pas ?
Non. Elle couvre sa responsabilité à lui. Un sinistre dont l’origine est le bâtiment lui-même engage la vôtre, pas la sienne.
Suis-je couvert entre deux locataires ?
Oui, c’est précisément l’intérêt du PNO. Les contrats classiques limitent souvent la garantie au-delà d’une période d’inoccupation.
La perte de loyers est-elle incluse ?
Elle est généralement optionnelle. Elle compense les loyers non perçus lorsqu’un sinistre garanti rend le logement inhabitable.
Que se passe-t-il si mon locataire n’est pas assuré ?
La garantie défaut d’assurance du locataire prend le relais pour les dommages qu’il aurait dû couvrir, dans les limites du contrat.
Combien coûte une assurance PNO ?
À partir de 6 € par mois pour la responsabilité seule, davantage avec le bâti, la perte de loyers et la protection juridique.
Ils nous font confiance
Attestation reçue en cinq minutes, mon agence l’a acceptée sans problème.
J’ai divisé ma prime par deux à garanties équivalentes. Simple et rapide.
Le tarif le plus bas que j’ai trouvé, et le CROUS a validé l’attestation.
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