Assurance maison individuelle,
du toit au jardin
Toiture, façade, jardin, garage et dépendances : une maison expose une surface bien plus large qu’un appartement et demande des garanties étendues.
Ce que couvre votre contrat
Les garanties incluses et les options à envisager selon votre situation.
Bâti complet
Murs, toiture, charpente et fondations.
Événements climatiques
Tempête, grêle, poids de la neige sur la toiture.
Catastrophes naturelles
Inondation, sécheresse et retrait-gonflement des argiles.
Dépendances
Garage, abri de jardin, atelier, cabanon.
Piscine et spa
Bassin, local technique et équipements.
Jardin et clôtures
Portail, murets, plantations et mobilier extérieur.
Panneaux solaires
Installation photovoltaïque en toiture.
Dommages électriques
Surtension et foudre, risque accru en zone rurale.
Les points à ne pas négliger
Trois éléments qui font la différence au moment du sinistre.
La surface exposée est bien plus large
Toiture, façades, terrain, clôtures et dépendances multiplient les points de vulnérabilité. Une tempête qui arrache des tuiles ou un arbre qui tombe sur un abri n’a pas d’équivalent en appartement.
La sécheresse est devenue un risque majeur
Le retrait-gonflement des argiles fissure les fondations dans une part croissante du territoire. La garantie catastrophe naturelle intervient après arrêté, mais la franchise légale reste élevée et le délai d’indemnisation long.
Les dépendances et la piscine se déclarent
Garage, abri de jardin, atelier, piscine et local technique doivent figurer au contrat avec leur valeur. Un abri non déclaré détruit par une tempête n’est pas indemnisé.
Assurance Maison : ce qu'il faut savoir
Une maison individuelle expose une surface bien plus large qu'un appartement : toiture, façades, terrain, dépendances et équipements extérieurs. Cette étendue explique un tarif supérieur, mais surtout la nécessité de déclarer précisément tout ce qui doit être couvert.
Le bâti et ses vulnérabilités
La toiture
C'est le point faible d'une maison face aux intempéries. Tempête, grêle, poids de la neige et chute d'arbre affectent d'abord la couverture. Son entretien documenté conditionne l'indemnisation : un défaut d'entretien manifeste est systématiquement opposé en expertise.
Les fondations et la sécheresse
Le retrait-gonflement des argiles fissure les fondations dans une part croissante du territoire. Ce phénomène relève des catastrophes naturelles et nécessite un arrêté, avec une franchise légale élevée et des délais d'expertise souvent longs.
Les installations extérieures
Portail motorisé, clôtures, terrasse, allée, éclairage extérieur : ces éléments subissent les intempéries et sont fréquemment absents des déclarations, donc non indemnisés.
Les dépendances et équipements
Garage, abri, atelier
Toute construction détachée du bâtiment principal constitue une dépendance à déclarer séparément, avec sa surface et sa valeur. Un abri de jardin détruit par une tempête n'est indemnisé que s'il figure au contrat.
La piscine
Bassin, liner, local technique, système de filtration et couverture représentent un capital important. La déclaration s'accompagne généralement d'une exigence de dispositif de sécurité conforme à la réglementation.
Les panneaux solaires
Une installation photovoltaïque relève d'une garantie spécifique portant sur les panneaux, l'onduleur et parfois la perte de production. Elle doit être déclarée avec sa valeur d'installation.
Combien coûte une maison ?
Le budget démarre autour de 15 €/mois et varie selon la surface, la localisation, la valeur de vos biens et les garanties retenues. Voici les fourchettes observées sur le marché.
| Niveau de garanties | Budget mensuel | Ce qui est couvert |
|---|---|---|
| Formule essentielle | 15 à 25 € | Bâti, incendie, dégât des eaux, climatique. |
| Formule confort | 25 à 45 € | Vol, dépendances et dommages électriques. |
| Formule complète | 45 à 90 € | Piscine, panneaux solaires, extérieurs. |
Ce qui fait varier votre prime
La localisation. C'est le premier critère. Les zones à forte sinistralité, qu'il s'agisse de cambriolages ou d'événements climatiques, supportent des primes sensiblement supérieures. L'écart entre deux départements peut atteindre 40% à caractéristiques identiques.
La surface et le nombre de pièces. Ils déterminent le capital mobilier présumé et le coût de remise en état. Déclarez la surface habitable réelle, une sous-déclaration se paye au moment du sinistre.
La valeur de vos biens. C'est le montant que vous déclarez pour votre mobilier. La plupart des foyers le sous-estiment de 30 à 50%, ce qui déclenche une réduction proportionnelle de l'indemnité.
Les moyens de protection. Porte blindée, alarme, télésurveillance ou gardien réduisent la prime et conditionnent parfois la garantie vol.
Votre historique. Le relevé d'information de votre assureur précédent retrace vos sinistres. Un historique chargé dégrade les conditions, parfois jusqu'au refus.
Les risques climatiques
La tempête
La garantie s'applique lorsque les vents dépassent un seuil contractuel, généralement 100 kilomètres-heure, constaté par une station météorologique proche. Les dommages à la toiture, aux clôtures et aux arbres constituent l'essentiel des déclarations.
La grêle
Elle affecte principalement la couverture, les velux, les vérandas et les panneaux solaires. Les dégâts sont parfois invisibles depuis le sol et se révèlent des mois plus tard par des infiltrations.
L'inondation
Elle relève des catastrophes naturelles et nécessite un arrêté interministériel. La franchise légale est fixée par la réglementation et ne peut être rachetée. En zone à risque, vérifiez l'exposition de votre terrain avant l'achat.
Entretenir pour rester couvert
Le ramonage
Obligatoire une à deux fois par an selon les communes pour un conduit de cheminée ou de poêle. Le certificat de ramonage est systématiquement demandé après un feu de conduit, et son absence justifie une réduction d'indemnité.
Les canalisations
Les fuites sur canalisations enterrées ou encastrées causent des dommages importants avant d'être détectées. Une consommation d'eau anormale est le premier signal, à ne jamais négliger.
La charpente
Traitement contre les insectes xylophages, vérification de l'absence d'humidité, contrôle de l'état des fixations : ces vérifications périodiques préviennent des désordres coûteux et non couverts s'ils résultent d'un défaut d'entretien.
Bien choisir son contrat
Comparer à garanties équivalentes
Deux devis affichant des primes très différentes ne couvrent presque jamais la même chose. Avant de comparer les prix, alignez les plafonds de contenu, les franchises et la liste des garanties incluses. Un contrat moins cher qui exclut le vol ou plafonne le mobilier à un montant symbolique n'est pas une bonne affaire.
Lire les exclusions
C'est la partie du contrat que personne ne lit et qui décide de tout au moment du sinistre. Portez attention aux exclusions liées au défaut d'entretien, à l'inoccupation prolongée, aux dispositifs de protection non enclenchés et aux biens non déclarés.
Vérifier les franchises
Elles varient fortement d'un contrat à l'autre et s'appliquent parfois par garantie. Une franchise élevée sur le dégât des eaux vide la garantie de son intérêt dans un logement ancien, où ce sinistre est le plus fréquent.
Ajuster dans le temps
Un achat important, des travaux, l'arrivée d'un enfant ou un déménagement modifient vos besoins. Un contrat souscrit trois ans plus tôt sur des bases dépassées produit mécaniquement une sous-assurance. Un point annuel suffit.
Les erreurs qui coûtent cher
Sous-évaluer son mobilier
C'est de loin l'erreur la plus répandue. La règle proportionnelle réduit l'indemnité dans le rapport entre la valeur déclarée et la valeur réelle. Sur un sinistre total, l'écart se chiffre rapidement en milliers d'euros. Faites le tour de votre logement pièce par pièce, le résultat surprend généralement.
Oublier de déclarer un changement
Déménagement, travaux d'agrandissement, installation d'une piscine ou de panneaux solaires, changement d'occupation : chacun modifie le risque et doit être signalé. Un sinistre survenu dans des conditions différentes de celles déclarées peut ne pas être couvert.
Négliger la responsabilité civile
Beaucoup se concentrent sur la protection de leurs biens et sous-dimensionnent leur responsabilité. Or un dommage causé à un tiers n'a pas de limite naturelle, contrairement à la valeur de vos propres biens.
Attendre pour déclarer un sinistre
Le délai est de cinq jours ouvrés, réduit à deux jours en cas de vol et porté à dix jours après un arrêté de catastrophe naturelle. Ces délais sont impératifs et leur dépassement peut justifier une réduction d'indemnité.
En cas de sinistre
Les premiers réflexes
Sécurisez les lieux et limitez l'aggravation : coupez l'eau ou l'électricité, bâchez, évacuez ce qui peut l'être. Cette obligation de sauvetage figure dans tous les contrats et les frais engagés à ce titre sont pris en charge.
Documentez immédiatement : photographies larges puis détaillées, inventaire de ce qui est endommagé, conservation des objets détruits jusqu'au passage de l'expert. Ne jetez rien et n'entamez aucune réparation définitive avant son accord.
La déclaration
Déclarez par écrit en décrivant les circonstances de façon factuelle, sans qualifier juridiquement les faits ni reconnaître de responsabilité. Cette appréciation revient à l'expert et à l'assureur. Joignez les justificatifs dont vous disposez : factures, photographies, constat amiable en cas de dégât des eaux avec un voisin.
L'expertise
Pour tout sinistre significatif, un expert est mandaté. Il constate les dommages, détermine la cause et chiffre le préjudice. Préparez vos justificatifs d'achat : sans facture, l'évaluation se fait à dire d'expert, généralement à votre désavantage. Les photographies antérieures au sinistre sont précieuses.
Le règlement
L'indemnité dépend des capitaux déclarés, de la franchise et du mode d'indemnisation retenu, valeur à neuf ou valeur d'usage. La valeur d'usage applique une vétusté qui peut réduire fortement le montant sur des biens anciens. Une provision peut être versée rapidement avant le règlement définitif.
Souscrire son maison
Les informations à préparer
Adresse exacte et code postal, type de bien, surface habitable, nombre de pièces principales, année de construction, statut d'occupation et usage du logement. Ajoutez une estimation de la valeur de votre mobilier et la liste de vos moyens de protection.
Si vous êtes déjà assuré, munissez-vous de votre contrat en cours et de votre relevé d'information. Ce dernier retrace vos sinistres des dernières années et sera demandé par tout nouvel assureur.
La déclaration du risque
Le questionnaire de souscription engage votre responsabilité. Une réponse inexacte, même de bonne foi, peut entraîner une réduction proportionnelle de l'indemnité. Une fausse déclaration intentionnelle entraîne la nullité du contrat, sans remboursement des primes versées.
En cas de doute sur une question, répondez et précisez par écrit. Un assureur informé qui accepte le risque ne pourra pas vous l'opposer ensuite. Un assureur mal informé le fera systématiquement.
La prise d'effet
La garantie démarre à la date convenue au contrat, généralement dès le paiement de la première échéance. L'attestation est délivrée dans la foulée, le plus souvent par email dans les minutes qui suivent. Faites coïncider cette date avec votre entrée dans les lieux.
Le délai de rétractation
Pour une souscription à distance, vous disposez de quatorze jours pour renoncer sans motif ni pénalité. Ce délai court à compter de la conclusion du contrat, et les primes éventuellement versées vous sont remboursées.
Changer d'assurance habitation
La loi Hamon
Après douze mois de contrat, vous pouvez résilier à tout moment et sans motif. Le nouvel assureur se charge des formalités auprès de l'ancien, ce qui garantit la continuité de couverture. C'est le mécanisme le plus simple et le plus sûr pour changer.
La résiliation à l'échéance
Elle suppose un préavis de deux mois avant la date anniversaire. La loi Chatel oblige votre assureur à vous rappeler cette échéance : s'il ne le fait pas dans les délais, vous pouvez résilier à tout moment après la date d'échéance.
Les autres motifs
Déménagement, changement de situation matrimoniale ou professionnelle, vente du bien, ou augmentation tarifaire non prévue au contrat ouvrent un droit à résiliation, généralement dans les trois mois suivant l'événement et sur justificatif.
Ne jamais rester découvert
Ne résiliez jamais avant d'avoir reçu l'attestation de votre nouveau contrat. Un seul jour sans assurance suffit à créer une exposition totale, et un sinistre survenu pendant cette période reste définitivement à votre charge, y compris les dommages causés à des tiers.
Questions fréquentes
Que couvre exactement la responsabilité civile ?
Elle indemnise les dommages corporels et matériels que vous causez à autrui : un dégât des eaux qui affecte le voisin du dessous, un incendie qui se propage, un objet qui tombe de votre balcon. Son plafond est généralement élevé car les montants en jeu peuvent être considérables.
Comment fonctionne la vétusté ?
En valeur d'usage, l'assureur applique une décote liée à l'âge du bien : un téléviseur de six ans n'est pas indemnisé à son prix d'achat. La clause valeur à neuf supprime cette décote, généralement pour les biens de moins de cinq ans, et représente l'option la plus rentable sur un mobilier récent.
Puis-je assurer un logement en travaux ?
Oui, mais les travaux doivent être déclarés car ils modifient le risque. Un chantier ouvert augmente l'exposition au vol et aux dommages. Selon leur ampleur, une assurance dommages-ouvrage peut également s'imposer, notamment pour des travaux touchant à la structure.
Que se passe-t-il si je déménage ?
Vous devez informer votre assureur, qui adapte le contrat au nouveau logement. Si les caractéristiques diffèrent sensiblement, la prime évolue. Vous pouvez aussi profiter de ce changement pour remettre le contrat en concurrence, le déménagement constituant un motif de résiliation.
Mon voisin est-il responsable de son arbre ?
Si un arbre tombe chez vous, sa responsabilité n'est engagée que si un défaut d'entretien est démontré : arbre visiblement malade, mort ou signalé comme dangereux. En cas de tempête classée, il s'agit d'un événement climatique traité par votre propre garantie, sans recours contre le voisin.
Une extension modifie-t-elle mon contrat ?
Oui, systématiquement. Véranda, garage accolé, aménagement de combles ou surélévation augmentent la surface assurée et la valeur de reconstruction. Sans déclaration, la partie non déclarée n'est pas couverte et l'ensemble du bâti subit une réduction proportionnelle en cas de sinistre.
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Combien ça coûte ?
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Questions fréquentes
Quelle surface déclarer ?
La surface habitable, à laquelle s’ajoutent les dépendances déclarées séparément. Le nombre de pièces principales est également demandé.
Mon abri de jardin est-il couvert ?
Seulement s’il est déclaré comme dépendance. Un abri, un garage détaché ou un atelier doivent figurer au contrat avec leur valeur.
La sécheresse est-elle indemnisée ?
Oui au titre des catastrophes naturelles, après publication d’un arrêté. La franchise légale est élevée et les délais d’expertise longs.
Les panneaux solaires sont-ils garantis ?
Ils relèvent d’une garantie spécifique, à déclarer avec leur valeur d’installation. La perte de production peut aussi être couverte.
Un arbre tombé sur ma maison est-il couvert ?
Oui au titre de la garantie tempête, sous réserve que les vents aient atteint le seuil contractuel. L’enlèvement de l’arbre est parfois pris en charge séparément.
Faut-il assurer la piscine ?
Oui, en la déclarant avec le local technique. Un dispositif de sécurité conforme est généralement exigé par l’assureur.
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